Énergies fossiles et El Niño « hors norme » : le cocktail climatique que redoute l’OMM pour 2026
Monde · 28 octobre 2026

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Les concentrations de gaz à effet de serre, la température planétaire et un El Niño annoncé forment un cocktail de risques pour 2026, selon les éléments publics rassemblés par les agences scientifiques. Les données publiques de la National Aeronautics and Space Administration (NASA) et les évaluations du gouvernement britannique dressent un constat convergent : la planète reste dans une trajectoire de chaleur élevée, et un épisode El Niño susceptible de s’amplifier doit être pris en compte dans les prévisions d’impacts climatiques pour 2026.
Contexte des observations de température et des gaz à effet de serre La NASA a publié un bilan des températures mondiales indiquant que 2025 figure parmi les années les plus chaudes enregistrées, avec une anomalie de température de surface globale moyenne de +1,19 °C par rapport à la période 1951–1980 ; 2024 reste à ce stade l’année la plus chaude depuis le début des relevés instrumentaux. L’agence rappelle que plusieurs séries indépendantes (NOAA, Berkeley Earth, Hadley Centre, Copernicus) confirment le maintien d’une tendance de réchauffement. Ces diagnostics reposent sur des réseaux d’observations étendus (stations météorologiques, bouées océaniques, mesures polaires) et sont publiés comme analyses officielles de la NASA. [1]
Mesurer les gaz à effet de serre La mesure et l’interprétation des concentrations atmosphériques de CO2, méthane et autres gaz relèvent de protocoles métrologiques précis. Le National Institute of Standards and Technology (NIST) documente les méthodes de mesure — y compris les réseaux d’observation, les instruments satellitaires et la coordination interinstitutions — qui permettent d’établir des séries temporelles comparables et d’identifier des niveaux « sans précédent » s’ils sont confirmés par ces mêmes réseaux. Le rôle du NIST est principalement technique : assurer traçabilité, comparabilité et qualité des mesures utilisées par la communauté scientifique.
El Niño : pourquoi cela inquiète pour 2026 Les observations satellitaires et missions d’observation océanique aident à détecter et suivre les signes précurseurs d’un épisode El Niño. La NASA souligne l’importance des satellites de niveau océanique (par exemple Sentinel‑6/Sentinel‑6B en coopération européenne) pour suivre les ondes de Kelvin et les variations de niveau de la mer et de température qui annoncent et modulent un El Niño ; ces observations améliorent vraisemblablement la qualité des prévisions saisonnières et l’anticipation des risques côtiers et météorologiques. [2]
Impacts attendus et préparation Le gouvernement du Royaume‑Uni a publié plusieurs notes et communiqués rappelant que le développement d’un El Niño est l’un des facteurs pouvant amplifier des extrêmes climatiques — vagues de chaleur, sécheresses régionales, épisodes pluvieux intenses ou saisons cycloniques plus actives selon les régions. Les services britanniques évoquent déjà des effets sur les ressources en eau, sur la variabilité des précipitations et sur la sécurité alimentaire dans les régions vulnérables ; ils annoncent des mesures de renforcement de la résilience (soutien international, préparation des réseaux d’eau, planification d’urgence). Les documents gouvernementaux insistent sur l’incertitude de l’amplitude locale des impacts — El Niño n’est qu’un forçage parmi d’autres — mais sur la nécessité d’une préparation accrue. [3]
Conséquences et incertitudes restantes Les éléments publics concordent sur deux points : (1) la planète reste à des niveaux de chaleur et de concentrations de gaz à effet de serre élevés, consolidant un état d’exposition aux extrêmes météorologiques ; (2) les observations satellitaires et les modèles indiquent un El Niño susceptible d’influencer fortement la météo saisonnière en 2026. Les marges d’incertitude persistent quant à l’ampleur exacte des effets régionaux et aux interactions entre l’onde El Niño et d’autres facteurs (variabilité océanique, perturbations géopolitiques affectant le marché des intrants agricoles). Les agences insistent sur la valeur des observations continues et sur la préparation adaptative des systèmes d’eau, d’agriculture et de gestion des catastrophes pour réduire dommages et coûts humains. [1]
Sources citées : NASA (analyses de température et missions océanographiques), GOV.UK (rapports et communiqués sur les impacts d’El Niño et la préparation) et NIST (méthodes de mesure des gaz à effet de serre). [1]